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Un petit sac de cendres

Ça fait quelques temps que je n’ai pas publié sur ce site, et pour cause : j’ai déménagé !

Je vis désormais dans la ville de Loches dans le Sud-Touraine, qui, je le sens – et je le sais – va vraiment devenir « notre » région.

J’ai reçu, peu de temps avant mon déménagement, grâce à l’opération Masse Critique de Babelio, un recueil de poésie, Un petit sac de cendres de Rossano Rosi. J’ai eu un peu de mal à retrouver ce livre dans les cartons, et ma critique a donc un tout petit peu de retard, mais la voici enfin !

Avant toute chose, je dois dire que, malheureusement, je n’ai pas aimé ce livre. La poésie est un genre difficile à critiquer, mais j’ai pour elle quelques critères assez précis.

Il faut soit que les poèmes me touchent, m’émeuvent, ou que l’écriture soit particulièrement belle, ou imaginative et créative. Seulement, avec Un petit sac de cendre, je n’ai trouvé ni l’un ni l’autre. L’écriture n’est pas mauvaise, mais il lui manque un petit quelque chose, il manque peut-être justement un plus de poésie.

Ce qu’est la poésie n’est pas facile à décrire et c’est quelque chose de particulier pour chacun. On ne peut pas dire « Je n’ai pas aimé ce recueil de poésie » de la même manière qu’on dit « Je n’ai pas aimé ce roman ». En ça, la poésie se rapproche peut-être plus que le roman de l’art visuel, des peintures et des sculptures. La poésie est comme une peinture abstraite et les mots pour décrire précisément pourquoi on l’aime ou ne l’aime pas, pourquoi elle nous touche ou pas, ne sont pas simples à trouver, et sont évidemment très subjectifs. La poésie est, pour moi, censée toucher au plus profond de soi, elle peut indiquer des chemins, des recoins intérieurs dont on ne connaissait parfois même pas l’existence.

Avec la poésie, on doit pouvoir aller encore plus profondément qu’avec un roman.

J’ai été d’autant plus déçue, car j’ai aimé le tout premier poème de ce recueil, j’ai aimé comment il jouait avec la ponctuation, et ses métaphores. Mais ce début prometteur a, pour moi, été refroidi par les trois satires qui constituent le premier chapitre, et qui m’ont laissé de marbre.

Le deuxième chapitre, celui des lyrismes, m’a pendant un petit moment fait penser que je pouvais retrouver le style du tout premier poème, qui avait éveillé ma curiosité, mais au fil des pages – bien que je n’ai pas lu ce recueil d’une traite – elle s’est rapidement émoussée, et j’ai commencé à m’ennuyer. La perception de la poésie est différente pour chacun, mais je n’ai pas réussi à accrocher à ce recueil, et ses poèmes ne m’ont pas touché. Je n’ai trouvé ce que je cherchais, c’est-à-dire de l’émotion.

En plus du manque paradoxal de poésie que j’ai trouvé dans ce livre, j’ai ressenti tout au long de ma lecture une certaine fierté mal placée. J’ai senti l’auteur comme étant très content de lui-même, et bien que je pense qu’il est important, en tant qu’artiste, de savoir être fier.ère de son travail, un peu de doute, d’humilité ne fait de mal à personne. Je trouve important de savoir se remettre en question, de regarder les choses d’un point de vue différent, sans laisser l’auto-satisfaction envahir tous ses mots.

Je ne vous conseille, ni ne vous déconseille ce livre. Au risque de me répéter, la poésie est une lecture infiniment personnelle, et je suis pas en capacité de vous inciter à lire ou non Un petit sac de cendre. Je sors simplement de cette lecture déçue de ne pas y avoir trouvé ce que je cherchai, et frustrée par ce tout premier poème prometteur dont l’étincelle s’est perdu au milieu des satires et des rimes.

2 réflexions au sujet de « Un petit sac de cendres »

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