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Fëarya

Bonjour !

J’ai récemment commencé à réécrire mon manuscrit de fantasy, Fëarya. Je n’ai pas énormément parlé écriture sur ce site, à part quelques poésies, et j’ai envie de partager un peu plus à propos de mes écrits du moment. Me replonger dans le monde que j’ai inventé et pouvoir l’améliorer et le regarder d’un œil neuf est une expérience qui me plaît beaucoup. Je suis vraiment contente d’avoir repris ce roman et de voir les pages se remplir chaque jour.

J’ai décidé que je voulais être autrice à 13 ans. Ma maman et moi étions en vacances dans le Jura, dans le petit village d’Etival, et durant une promenade, je lui ai annoncé que je voulais devenir écrivaine. C’était une décision qui m’est venu naturellement. Je me rappelle m’être installée à la table de la mezzanine de la maison où nous étions, et avoir commencé à écrire un autre de mes manuscrits, Nora, avec beaucoup d’enthousiasme. Nous étions entourées de livres, de vinyles et de neige, et j’ai de très bons souvenirs de ce moment, où j’ai vraiment trouvé ce qui me passionnait, mon élément comme dirait Ken Robinson.

Fëarya m’est venu à partir d’une carte dessinée dans un carnet de l’apprenti illustrateur quand j’avais environ 12-13 ans. Par la suite, j’ai commencé à dessiner l’histoire en une bande dessinée avant de la continuer par écrit. Néanmoins, j’ai continué à dessiner les personnages et certaines scènes. L’histoire a bien sûr évolué, les noms de certains personnages et endroits ont changé, certains personnages ont complètement été supprimés, l’histoire elle-même a parfois pris d’autres routes que celles que j’avais prévues, mais tout en écrivant à mon rythme, j’ai fini par pouvoir écrire le mot fin sur la première version de Fëarya.

J’ai terminé le premier jet de Fëarya en septembre 2016, motivée par un concours littéraire qui s’est révélé être une petite escroquerie. En effet, en lisant mieux les conditions, ma maman s’est rendu compte que cette maison d’édition publiait à compte d’auteur, au lieu de publier à compte d’éditeur, ce qui signifie qu’il faut payer soi-même pour les frais d’impression et de publicité, entre autres. J’ai donc retiré mon manuscrit du concours avant la clôture de ce dernier. C’est comme cela que j’ai appris que si une maison d’édition vous contacte la première, c’est toujours louche et synonyme de frais (pour vous).

Un de mes croquis de Fëarya

Après cela, je n’ai quasiment plus touché à Fëarya jusqu’à il y a environ deux semaines. Depuis que j’ai commencé à préparer mon CAP cuisine, je n’ai pas énormément écrit, excepté de la poésie. Mais il y a peu de temps, ma maman – ma bêta lectrice officielle – est venue me voir et m’a demandé si je voulais vraiment écrire, si c’était encore quelque chose que je voulais faire. Et comme la réponse était oui, et que l’idée de réécrire Fëarya me trottait dans la tête depuis un petit moment, je m’y suis mise dès le lendemain.

J’écris à la main sur un cahier (j’ai reçu un stock de cahiers de brouillon il y a quelques années et il est encore loin d’être écoulé !), en reprenant un peu le manuscrit et en ajoutant et modifiant les scènes à ma guise. La première semaine, je m’étais fixé deux heures d’écriture par jour, mais je me suis mise à trois. Il y a plusieurs années, je m’étais rendu compte qu’en écrivant à la main, je faisais plus attention à tout ce qui relève de l’orthographe, d’où la décision de tout réécrire à la main – cela prend finalement moins de temps que ce que l’on pourrait imaginer.

En plus de la réécriture, je suis également en train de redessiner la carte du monde de Fëarya. J’ai toujours adoré les cartes dans les livres et pouvoir créer la mienne est vraiment génial. Certains noms ont changé au fil des années, mais les grandes lignes sont restées les mêmes.

Je trouve que la fantasy est un très bon genre pour à la fois visiter d’autres mondes et explorer le notre. Pouvoir poser son propre regard sur notre monde et notre civilisation actuelle tout en parlant de dragons et d’elfes est une des meilleures manières de représenter le pouvoir de l’écriture et de l’imagination.

Aujourd’hui, je suis environ au milieu du chapitre 2 et je suis simplement heureuse d’avoir repris mon histoire et de la faire vivre de nouveau. J’ai hâte de continuer et de voir jusqu’où cette nouvelle version de Fëarya m’entraînera.

2 réflexions au sujet de « Fëarya »

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